Thèmes

Thème Services

Information générale sur l’activité de normalisation sur le thème des services Web pour l’information géographique.

L’OGC est le groupe leader pour les questions de services.

De nombreuses spécifications de formats et d’interfaces de services sont tout d’abord développées et testées au sein de l’OGC, avant d’être adaptées comme norme ISO/TC 211 (par ex. WFS = ISO 19142, FE = ISO 19143, GML = ISO 19136).

Le DGIWG se positionne plus en tant qu’utilisateur et développeur de profils de ces spécifications. Le panel technique WSTP (P5) est en charge au sein du DGIWG de toutes les questions en relation avec les services.

Les profils de service DGIWG existants sont :

  • DGIWG Catalogue Service Profile Edition 1.0 (en cours de révision).
  • DGIWG Web Map Service 1.3 (WMS) Profil.
  • DGIWG Web Feature Service 2.0 (WFS) 2.0 Profiles.

Les standards sur les services

  • Thème Services
    Information générale sur l’activité de normalisation sur le thème des services Web pour l’information géographique. L’OGC est le groupe leader pour les questions de services. De nombreuses spécifications de formats et d’interfaces de services sont tout d’abord développées et testées au sein de l’OGC, avant d’être adaptées comme norme ISO/TC 211 (par ex. WFS = ISO 19142, FE = ISO 19143, GML ...

Modèles spatio-temporels et formats vecteur

Introduction

Le terme modèles spatio-temporels et formats vecteur concerne les primitives géométriques et topologiques utilisées pour décrire un phénomène géographique (représentation 2D ou 3D) ainsi que leur encodage (c’est à dire leur format).

Les normes et spécifications de l’ISO/TC 211

L’ISO/TC 211 a défini les modèles conceptuels définissant les caractéristiques temporelles et spatiales des données géographiques vecteur et image. Ces modèles, spécifiés dans les normes ISO 19107 – Spatial Schema, ISO 19108 – Temporal Schema, ISO 19123 – Schema for coverage geometry and functions sont utilisés comme spécifications abstraites à l’OGC et au DGIWG.

Une implémentation en XML des modèles définis dans ISO 19107 a été définie au sein de l’OGC. La version 3.3 de cette spécification, Geography Markup Language (GML), a été publiée en tant que norme ISO 19136 mi-2007.

Par ailleurs, de travaux ont menés à l’élaboration d’un profil minimal de la norme ISO 19107 dans le document ISO 19137. Ces travaux ont été menés dans le cadre du Groupe de travail 7 – Information Communities.

L’ISO/TC 211 a également élargi ses travaux à la modélisation des objets en déplacement au sein de la norme ISO 19141 – Schema for moving features, adoptée en mai 2008.

La norme ISO 19123 sur les couvertures, publiée en 2005 et également adoptée en tant que spécification abstraite (Topic Volume 6) de l’OGC est partiellement mise en œuvre au travers du schéma d’application OGC GML Coverage Application Schema (GMLCOV).

À l’OGC : GML et CityGML

L’OGC, au travers de ses spécifications abstraites, se base sur les normes ISO 19107 et ISO 19123 pour la définition des caractéristiques spatiales des objets.

Le cœur de ses travaux sur la thématique concerne la définition du format vecteur GML et de ses profils et schémas d’application. La Norme ISO 19136, correspondant à la version 3.2.1 de GML est en cours de révision afin de reprendre les extensions définies par la dernière version de GML, à savoir la 3.3. GML est un format d’échange de données vectorielles destiné à des mécanismes de transmission de nature client/serveur (format d’échange utilisé notamment par WFS).

Un profil simplifié de GML, GML Simple Feature, a été développé en restreignant les capacités de GML afin d’assurer l’interopérabilité entre applications à court terme.

Un schéma d’application de GML 3.1.1 pour l’échange de données 3D urbaines a été développé par un ensemble d’acteurs de la communauté civile allemande. Il s’agit de CityGML ; ce schéma définit un ensemble d’éléments permettant de décrire les objets urbains et leurs caractéristiques. Ce standard est un standard OGC depuis 2008. La dernière version est la 2.0 ; le site de l’initiative permet de télécharger la version précédente du document et donne également accès à un ensemble de ressources (modèles UML, schémas XML, jeux de données, logiciels).

Orientation DGIWG

Les travaux du DGIWG, menés ou en cours, relativement à ce thème concernent la définition de profils des normes ISO 19107 desquels sont dérivés des profils d’implémentation en GML. Ces profils sont les suivants :

  1. le projet D04 dont l’objectif était de définir un profil de la norme ISO 19108 a conclu à son utilisation directe ;
  2. les travaux joints des groupes D27 et A05 ont permis de définir des profils de la norme ISO 19107, ainsi que leurs implémentations en GML ;
  3. la mise en place d’un profil spatio-temporel basé sur les normes ISO 19107 et ISO 19108 a été arrêtée du fait de la mise en place de la norme ISO 19141 sur les objets en mouvement.

Ces travaux sont réalisés de manière coordonnée entre le DGIWG et l’IHO. Ils sont essentiellement soutenus par les USA.

La mise en place du groupe de coproduction international de données vectorielles MGCP fournit au DGIWG un cadre concret pour les travaux dans ce domaine.

Note : les standards militaires

  • VPF/VRF : Vector Product Format & Vector Relational Format
  • VMAP : Vector Smart Map, produit basé sur le format VPF/VRF

Les standards Vecteur

    ISO 19130-2:2014

    L’ISO/TS 19130-2:2014 prend en charge l’exploitation des images de télédétection. Elle spécifie les modèles de capteurs et les métadonnées pour la géolocalisation des images de télédétection des capteurs radar à synthèse d’ouverture (SAR), radar interférométrique à synthèse d’ouverture (Interferometric Synthetic Aperture Radar – InSAR), télédétection par laser (lidar) et sonar. Elle définit également les métadonnées nécessaires à l’aérotriangulation des images aéroportées et spatioportées.

    L’ISO/TS 19130-2:2014 donne les informations détaillées qui doivent être fournies pour la description des capteurs de SAR, InSAR, lidar et sonar, ainsi que les informations physiques et géométriques associées nécessaires à la construction rigoureuse d’un modèle physique de capteur. Pour les cas où des informations de géolocalisation précises sont nécessaires, la présente Spécification technique identifie les formules mathématiques permettant la construction rigoureuse de modèles physiques de capteurs qui mettent en relation l’espace-image en deux dimensions et l’espace-sol en trois dimensions en intégrant le calcul de l’erreur de propagation associée.

    L’ISO/TS 19130-2:2014 ne précise ni comment les utilisateurs dérivent les données de géolocalisation, ni le format ou le contenu des données qu’ils génèrent.

    Géodésie

    La situation relative à la géodésie se pose pratiquement dans les mêmes termes que celle relative au FACC. L’EPSG maintient un registre de codes et paramètres géodésiques qui pourrait faire l’unanimité, mais n’assure pas sa maintenance pour la communauté internationale.

    La norme ISO 19111 et le projet de norme ISO 19127 pour les codes et paramètres géodésiques correspondent globalement à la norme ISO 19110 pour le FACC. Il n’y a pas encore de projet de norme pour un registre (conforme à 19135 et aux règles spécifiques définies dans l’ISO 19127) de codes et paramètres géodésiques conforme au modèle de données ISO 19111. Une position du DGIWG vis-à-vis de cette question étant urgente dans le contexte de la mise en place des produits MNT/Image pour DNG3D, la cellule normalisation a proposé la constitution d’une équipe projet DGWIG sur le sujet. Elle s’est réunie pour la première fois le 24 octobre 2003. Elle s’est fixée comme objectif à court terme d’identifier et de classifier les différents problèmes liés aux codes et paramètres géodésiques.

    Lors de sa conférence 2004, le DGIWG a accepté de répondre à la demande d’assistance du programme de co-production MGCP pour la mise en place des spécifications du produit. Les priorités des différentes équipes projet du DGIWG ont été redéfinies en conséquence. L’équipe projet sur les codes et paramètres géodésiques (D10) s’est concentrée sur la formalisation d’un formatage XML des codes et paramètres géodésiques des systèmes de référence WGS84 et EGM96. La solution adoptée s’appuie sur :

    – la norme ISO 19111 en tant que norme abstraite de référence ;

    – la recommandation OGC 03-019r9 pour ce qui est de l’encodage XML ;

    – les codes et paramètres EPSG, moyennant leur compatibilité avec les paramètres documentés dans DIGEST 2.1 ;

    – les codes de DIGEST 2.1 pour les éléments constitutifs des systèmes de référence pris en compte par la norme.

    Dans ce cadre, l’EPSG a ajouté dans sa base un système d’altitude basé sur le géoïde EGM96. Notons que suite aux réunions de Madrid en 2005, le projet DGIWG D10 sur les codes et paramètres géodésiques avait été annulé. Il faut pourtant garder un œil sur ce projet car il a été récemment réactivé au cours des réunions de Cologne en avril 2007.

    Les standards de géodésie

    • Géodésie
      Information générale sur l’activité de normalisation sur le thème de la géodésie.

    Thème Portrayal

    Présentation

    La représentation des données concerne la présentation de l’information géographique à l’utilisateur.

    La normalisation sur ce thème couvre plusieurs aspects :

    • la modélisation de l’information de représentation et de son lien avec les données ;
    • la définition et l’utilisation de formats d’encodage ;
    • la définition de mécanismes d’accès et de gestion de l’information de représentation au travers de registres de règles et symboles utilisés par des services de représentation (comme WMS et WMS-SLD) ;
    • dans la communauté militaire, l’harmonisation de la symbologie Air/Mer/Terre pour des opérations conjointes (concepts de Common Operational Picture et de Recognized Environmental Picture).

    Travaux

    Au sein de l’ISO/TC 211

    Les travaux sur la représentation des données sont clos depuis la publication de la révision de la norme ISO 19117 fin 2012.

    Au sein du DGIWG

    Les travaux de l’équipe projet Portrayal ont été initiés lors de la DGIWG Conference 2003 (Paris). Le but de ce groupe était de mettre en place, en s’appuyant sur la norme ISO 19117, un registre symbologique au profit des nations du DGIWG.

    Le plan de travail décidé par le groupe se décompose en quatre tâches :

    • Tâche 1 : Mettre en place des registres dédiés aux besoins spécifiques de la communauté militaire ;
    • Tâche 2 : Mettre en place un catalogue pour l’élaboration de cartes papier ;
    • Tâche 3 : Mettre en place des services permettant d’accéder au registre.

    Aujourd’hui, des travaux sont en cours sur toutes ces tâches. La réalisation de ces tâches est basée sur la création de groupes de travail dans les différents panels techniques du DGIWG.

    • P4.01 – Mise en place d’une symbologie multi-échelle pour le web ;
    • P1.02 – Mise en place d’une spécification de produit papier / numérique au 1:50000 (DPS 50K).

    Les travaux suivants sont terminés :

    • Rapport sur la représentation des données d’environnement ;
    • Standard de représentation des données MGCP.

    Au sein de l’OGC

    Dans le domaine de la représentation des données, l’OGC développe principalement des standards d’implémentation destinés à donner accès à des cartes au travers de services Web. Le standard Web Map Service en tant que tel ne permet pas d’associer des styles aux données. Le profil Styled Layer Descriptor de WMS le permet, à partir de règles exprimées dans le langage XML Symbology Encoding.

    En termes de développement de spécifications, les derniers travaux de l’OGC concernent la mise à jour des spécifications WMS 1.3, Symbology Encoding 1.1 et SLD WMS 1.1.

    Les aspects de services de catalogues et de registres font l’objet de nombreuses discussions au sein de l’OGC. Les registres et catalogues de règles et de symboles sont des sujets abordés lors des testbeds OGC, dans lesquels des travaux de prototypage sont conduits.

    Les standards de portrayal

    • Thème Portrayal
      Information générale sur l’activité de normalisation sur le thème de la représentation des données.

    Généralités sur les métadonnées

    Les métadonnées géographiques : qu’est-ce  que c’est?

    On définit les métadonnées comme les données sur les données. Ce sont des informations relatives au contenu, à la qualité, aux sources, et toutes autres caractéristiques utiles à la qualification des données qu’elles concernent. Pour les données numériques, elles sont généralement contenues dans les fichiers d’en-tête. Les métadonnées géographiques contiennent ainsi des infos sur :

    • l’identification des données (type, emprise, échelle, langue, résumé…) ;
    • la qualité des données (source, qualité quantifiable, critères…) ;
    • la représentation spatiale (description de la structure : raster, image, vecteur) ;
    • la référence spatiale (type de système, référentiel géodésique, ellipsoïde…) ;
    • les conditions de distribution (organisme diffuseur, conditions tarifaires, support…) ;
    • les métadonnées elles-mêmes (date…).

    Pourquoi normaliser les métadonnées?

    La standardisation des métadonnées repose sur des besoins :

    • maîtriser les échanges de données ;
    • maîtriser les stocks de données et leur diffusion.

    L’usage des métadonnées est ainsi susceptible d’être généralisé entre tous les acteurs de la géographie numérique : systèmes de production, de catalogage, utilisateurs, supports d’échange… Pour traiter des métadonnées, les systèmes et services informatisés doivent s’appuyer sur le fait que les métadonnées échangées sont prévisibles en termes de contenu et de format. La compatibilité est assurée par une conformité à des standards ou à des normes. La logique est de disposer de standards de métadonnées utilisables pour des besoins différents. Il existe plusieurs « normes de métadonnées ». Souvent, les organisations décident de définir un gabarit de métadonnées, basé sur une norme, pour assurer la compatibilité en tenant compte de leurs particularités.

    Pour en savoir plus

    Contexte militaire

    État de l’activité

     

    Les standards de métadonnées

      Thème « Imagerie et données maillées »

      Introduction

      Les données géospatiales d’imagerie et maillées concernent essentiellement les types de données suivantes :

      • les cartes scannées (raster en anglais) ;
      • les données images issues de capteurs, dans la géométrie de prise de vue ;
      • les orthoimages, issues des précédentes par traitements géométriques ;
      • les modèles numériques de terrain (données maillées altimétriques) et les modèles numériques d’élévation (prenant en compte le sursol) ;
      • des données thématiques maillées, telles que l’occupation du sol.

      Les données nuages de points (Point Cloud), notamment lorsqu’ils sont porteurs des informations d’acquisition par leur capteur (Lidar) et d’information d’intensité ou de colorimétrie sont parfois considérés comme des données d’imagerie (lorsqu’ils sont denses ils peuvent être utilisés comme des modèles numériques de surface), bien que leur information de base est la coordonnée X, Y, Z de chaque point.

      Cette thématique est focalisée sur les données images fixes (acquises à un moment donné), mais peut aussi s’intéresser aux données images animées (issues de capteurs).

      Deux filières principales de production fournissent les données de cette thématique : la cartographie et l’observation / renseignement (Géo-intelligence ou GeoINT en anglais). Les données peuvent également provenir de systèmes producteurs de données d’imagerie ou maillées à valeur ajoutée.

      À ces données sont associées les métadonnées, certaines étant spécifiques des données imagerie et maillées, et, dans certains cas, des données complémentaires (données qualité, renseignement…) sous forme numérique, graphique, textuelle ou vectorielle.

      Les données doivent fournir le géo-référencement (fonction de mise en correspondance de chaque pixel avec les coordonnées géographiques), ou le modèle géométrique de géo-positionnement (aussi appelé de prise de vue), avec la précision géométrique autorisée par les technologies mises en œuvre.

      Les données d’imagerie étant particulièrement volumineuses, des technologies de compression sont fréquemment mises en œuvre dans les formats de stockage.

      Les instances de standardisation civiles (ISO et OGC) et militaires (DGIWG et JCGISR) ainsi que les divers acteurs des 2 filières cartographique et GeoINT ont, par le passé, contribué au développement de nombreux standards géographiques de données d’imagerie, soit basés sur des standards existants (tels que GeoTIFF), soit spécifiques, en particulier les acteurs militaires. À noter qu’au sein même de l’ISO, divers groupes traitent des standards pour l’imagerie (dont ISO/IEC JTC1 SC24 et SC29). Les producteurs de données et industriels ont aussi contribué à l’émergence de formats spécifiques pour l’imagerie géospatiale, parfois largement utilisés.

      La mise à disposition de ces données (cartographiques et/ou GeoINT) à des utilisateurs d’origines diverses sur réseau oblige à une meilleure convergence des standards, notamment d’encodage, basée sur les principes généraux de mise en œuvre et d’encodage définis par l’ISO TC211, et la définition de services interopérables permettant la découverte, la prévisualisation, l’accès et l’exploitation de ces données. Si les sources, filières de production et d’exploitation peuvent être variées, les technologies au cœur de cette thématique sont communes ; la convergence de la standardisation doit faciliter l’accès et l’exploitation à ces données, simplifier leur mise en œuvre dans les systèmes et diminuer les coûts.

      Pourquoi standardiser les données d’imagerie et maillées ?

      La standardisation des données géospatiales d’imagerie et maillées répond aux principaux besoins  suivants :

      • faciliter les échanges et l’accès aux données, et harmoniser les modèles d’accès aux données et leurs encodages, en privilégiant des normes et standards civils et performants ;
      • faciliter le développement et la mise en œuvre de services d’accès et de traitement ;

      et ceci en gérant de manière cohérente les métadonnées, informations de géoréférencement ou modèles géométriques de prise de vue par le capteur qui sont associées.

      Elle concerne tous les domaines, acteurs et systèmes produisant, mettant en œuvre ou exploitant des données d’imagerie ou maillées, notamment dans les domaines de l’observation et la télédétection, la cartographie, la géomatique.

      Généralités et constats

      Les présentations suivantes donnent un aperçu (orienté par les travaux normalisation Défense) de l’état de l’art de la normalisation pour ce thème, plus particulièrement focalisé sur les organismes Défense et organismes civils où intervient la Défense.

      Cet état de la standardisation fait apparaître l’existence d’une multiplicité de standards pour l’information géospatiale « imagerie et données maillées », mais aussi des tendances à aller vers une harmonisation :

      • des formats et de l’encodage : ajout d’une composante ou extension « Géo » aux standards existants pour les données image / raster : par ex. GeoTIFF ou GMLJP2.
      • des modèles et schémas de données : le modèle Coverage (ISO 19123) et son implémentation OGC GML Coverage (maintenant CIS 1.0 ou ISO 19123-2) sont opérationnels, notamment pour les serveurs de données Coverage avec le service WCS 2.0. Ce modèle traite des données géoréférencées ou permet également des données géoréférençables. Le modèle O&M (ISO 19156) pour les observations de capteurs d’imagerie est émergent pour des données brutes de capteurs d’imagerie, avec une mise en œuvre à l’aide du schéma OGC OMXML. Les standards abstraits de modèles de capteurs pour le géopositionnement (ISO 19130) et le modèle et schéma SensorML permettent l’encodage des métadonnées du modèle géométriques de prise de vue par le capteur.
      • des services (voir la thématique service) : Web Coverage Service (WCS) pour l’accès aux données Coverage, et Sensor Observation Service pour l’accès aux données observation.

      L’OGC apparaît aujourd’hui comme le moteur principal de la standardisation pour l’imagerie géospatiale. Pour l’encodage, l’OGC propose le standard GMLJP2 (données compressées JPEG2000), et a lancé une action de révision de GeoTIFF.

      L’ISO TC211 assure la maintenance et l’évolution des normes relatives aux modèles de données pour l’imagerie (à savoir Coverage (19123) et O&M (19156)), ainsi que l’extension métadonnées pour l’imagerie (19115-2 et 19139-2). Les révisions des spécifications Coverage (19123) et Modèles de capteurs (19130-1) devraient permettre de clarifier la mise en œuvre des informations relatives à l’imagerie et aux modèles de prise de vue par les capteurs. Une spécification de modèle de données d’imagerie et thématiques pour la télédétection a été également été publié (ISO 19163-1), et son projet de schéma d’implémentation sur la base de ISO 19123-2 est en cours. Enfin un schéma d’implémentation des normes ISO 19130 sur la base du standard SensorML  2.0 de l’OGC est en cours.

      Le DGIWG peut jouer un rôle fédérateur pour orienter la standardisation dans le domaine de l’imagerie,  sur la base des travaux OGC et ISO TC211, pour permettre de répondre aux besoins d’interopérabilité de la Défense.

      Pour en savoir plus

      Contexte standardisation civil

      État des travaux imagerie de l’OGC

      État des travaux imagerie de l’ISO TC 211 et le groupe de travail WG6

      Contexte standardisation Défense

      État des travaux Défense / Renseignement : le JCGISR (ex- Air Group IV)

      État des travaux Défense / Environnement géographique : le DGIWG

      État des travaux Défense / USA : le GWG

      Les standards sur l’imagerie

        Données vectorielles et modèles sémantiques

        Référentiel sémantique du DGIWG

        Les travaux du DGIWG dans le domaine de la sémantique portent principalement sur la maintenance du modèle DGIM (Defence Geospatial Information Model), qui établit une référence sémantique pour assurer l’interopérabilité entre les systèmes des nations membres du DGIWG et des organisations partenaires. Il est repris par l’OTAN en tant que STANAG NGIF. Le contenu sémantique initial dérive de l’infrastructure de données de la NGA, le NAS (National Application Schema).

        La précédente référence sémantique, le DFDD (DGIWG Feature and Attribute Data Dictionary), a été maintenue jusqu’en 2013 (dernière version publiée : baseline 2013-1.0).  Celui-ci avait remplacé en 2003 le FACC (Feature and Attribute Coding Catalog), initialement publié par le DGIWG en tant que partie 4 du standard DIGEST. Le FACC n’est plus maintenu depuis 2000. Il est cependant utilisé dans de certains systèmes, notamment les spécifications VMap, utilisées en production par la Défense française. Initialement fourni sous forme papier, il était maintenu dans une base Access dans sa dernière version (FACC 2.1).

        La transposition du FACC vers le registre DFDD s’est effectuée conformément aux normes ISO 19110 et ISO 19135. Ce travail a donné lieu à la proposition de norme ISO 19126 qui a été publiée en 2009.

        La convergence entre le DFDD et le DGFCD pour obtenir un unique référentiel sémantique est un besoin reconnu par les alliés. Des travaux en ce sens sont en cours au DGIWG. La France veille à ce que les concepts qui lui sont utiles, en particulier les concepts utilisés par MGCP, ne soient pas exclus du référentiel sémantique interalliés. Un travail de mapping entre DGIM et les catalogues d’entités MGCP a été effectué. Les éléments MGCP non couverts par la première version de DGIM seront intégrés dans la deuxième.

        Interactions ISO

        Le projet de norme 19126 de l’ISO/TC 211 avait initialement pour objet la publication du FACC DGIWG en tant que registre (conforme à la norme ISO 19135) de codes d’objets et d’attributs structurés conformément à la norme ISO 19110. Le titre du projet ISO 19126 et son domaine d’application, initialement restrictifs au DGIWG, avaient été modifiés de sorte que, d’une part, le projet de norme puisse s’ouvrir à d’autres communautés que le DGIWG, et d’autre part, qu’elle couvre également les catalogues d’objets géographiques (feature catalog). Ce projet de norme était symptomatique de l’implication du DGIWG vis-à-vis de l’ISO/TC 211, mais aussi des divergences existant sur les mécanismes de mise en œuvre des normes ISO/TC 211. Le manque de maturité du projet de norme ISO 19135 relative aux registres et le fait qu’une partie importante de l’ISO/TC 211 remettait en cause l’intérêt de la future norme ISO 19135 sont deux facteurs qui ont posé un problème bloquant vis-à-vis du projet de norme ISO 19126. Ce projet de norme a mis longtemps à aboutir mais le document a finalement été publié en 2009. En parallèle les travaux relatifs aux aspects de catalogues d’objets (feature catalog) ont été publiés dans le document ISO 19110, qui a depuis fait l’objet d’un amendement.

        Les travaux de l’OGC

        L’activité du groupe de travail Geosemantics, co-dirigée par Joshua Lieberman (Traverse Technologie – US) et Simon Cox (CSIRO) est fortement influencée par le domaine de la géologie. Cependant, les travaux de ce groupe de travail ne sont pas dénués d’intérêt pour la thématique des données vectorielles et modèles sémantiques, la mission de ce groupe de travail de l’OGC étant en effet d’établir un cadre sémantique opérationnel et interopérable pour permettre à la fois de représenter les domaines de connaissance géospatiale des différentes communautés et leur permettre de communiquer entre elles. Cette mission peut se traduire à travers 3 objectifs principaux :

        • se mettre d’accord sur les termes de référence pour la modélisation conceptuelle et la sémantique des spécifications OGC des domaines de connaissance de la géographie,
        • développer, spécifier et/ou adopter des outils et des techniques pour la représentation et l’échange de connaissances des communautés en géosciences,
        • cultiver des relations et des collaborations productives entre les communautés orientées « Geospatial Web » et celles orientées « Semantic Web ».

        Les standards sur le thème Sémantique