Thème sémantique

Information générale sur la modélisation sémantique des données vecteur.

Données vectorielles et modèles sémantiques

Référentiel sémantique du DGIWG

Les travaux du DGIWG dans le domaine de la sémantique portent principalement sur la maintenance du modèle DGIM (Defence Geospatial Information Model), qui établit une référence sémantique pour assurer l’interopérabilité entre les systèmes des nations membres du DGIWG et des organisations partenaires. Il est repris par l’OTAN en tant que STANAG NGIF. Le contenu sémantique initial dérive de l’infrastructure de données de la NGA, le NAS (National Application Schema).

La précédente référence sémantique, le DFDD (DGIWG Feature and Attribute Data Dictionary), a été maintenue jusqu’en 2013 (dernière version publiée : baseline 2013-1.0).  Celui-ci avait remplacé en 2003 le FACC (Feature and Attribute Coding Catalog), initialement publié par le DGIWG en tant que partie 4 du standard DIGEST. Le FACC n’est plus maintenu depuis 2000. Il est cependant utilisé dans de certains systèmes, notamment les spécifications VMap, utilisées en production par la Défense française. Initialement fourni sous forme papier, il était maintenu dans une base Access dans sa dernière version (FACC 2.1).

La transposition du FACC vers le registre DFDD s’est effectuée conformément aux normes ISO 19110 et ISO 19135. Ce travail a donné lieu à la proposition de norme ISO 19126 qui a été publiée en 2009.

La convergence entre le DFDD et le DGFCD pour obtenir un unique référentiel sémantique est un besoin reconnu par les alliés. Des travaux en ce sens sont en cours au DGIWG. La France veille à ce que les concepts qui lui sont utiles, en particulier les concepts utilisés par MGCP, ne soient pas exclus du référentiel sémantique interalliés. Un travail de mapping entre DGIM et les catalogues d’entités MGCP a été effectué. Les éléments MGCP non couverts par la première version de DGIM seront intégrés dans la deuxième.

Interactions ISO

Le projet de norme 19126 de l’ISO/TC 211 avait initialement pour objet la publication du FACC DGIWG en tant que registre (conforme à la norme ISO 19135) de codes d’objets et d’attributs structurés conformément à la norme ISO 19110. Le titre du projet ISO 19126 et son domaine d’application, initialement restrictifs au DGIWG, avaient été modifiés de sorte que, d’une part, le projet de norme puisse s’ouvrir à d’autres communautés que le DGIWG, et d’autre part, qu’elle couvre également les catalogues d’objets géographiques (feature catalog). Ce projet de norme était symptomatique de l’implication du DGIWG vis-à-vis de l’ISO/TC 211, mais aussi des divergences existant sur les mécanismes de mise en œuvre des normes ISO/TC 211. Le manque de maturité du projet de norme ISO 19135 relative aux registres et le fait qu’une partie importante de l’ISO/TC 211 remettait en cause l’intérêt de la future norme ISO 19135 sont deux facteurs qui ont posé un problème bloquant vis-à-vis du projet de norme ISO 19126. Ce projet de norme a mis longtemps à aboutir mais le document a finalement été publié en 2009. En parallèle les travaux relatifs aux aspects de catalogues d’objets (feature catalog) ont été publiés dans le document ISO 19110, qui a depuis fait l’objet d’un amendement.

Les travaux de l’OGC

L’activité du groupe de travail Geosemantics, co-dirigée par Joshua Lieberman (Traverse Technologie – US) et Simon Cox (CSIRO) est fortement influencée par le domaine de la géologie. Cependant, les travaux de ce groupe de travail ne sont pas dénués d’intérêt pour la thématique des données vectorielles et modèles sémantiques, la mission de ce groupe de travail de l’OGC étant en effet d’établir un cadre sémantique opérationnel et interopérable pour permettre à la fois de représenter les domaines de connaissance géospatiale des différentes communautés et leur permettre de communiquer entre elles. Cette mission peut se traduire à travers 3 objectifs principaux :

  • se mettre d’accord sur les termes de référence pour la modélisation conceptuelle et la sémantique des spécifications OGC des domaines de connaissance de la géographie,
  • développer, spécifier et/ou adopter des outils et des techniques pour la représentation et l’échange de connaissances des communautés en géosciences,
  • cultiver des relations et des collaborations productives entre les communautés orientées « Geospatial Web » et celles orientées « Semantic Web. »